Biographie

David Fakenahm

David Fakenahm

A sept ans, je ne voulais qu’une chose : apprendre à jouer de la batterie. J’étais très sérieux… Je martelais mes cuisses en cachette en écoutant « In the Air Tonight ». Le Conservatoire allait se révéler beaucoup moins excitant et j’ai renoncé à continuer au bout d’un an. Trop ennuyeux, trop long. J’ai donc continué à baigner dans un environnement familial très musical en tant que simple auditeur, capable de devenir un fan hystérique. A quinze ans, j’ai acheté mon premier CD. Epoque importante. Passage obligé. A ce titre Sonic Temple de The Cult garde une saveur spéciale pour moi. Je laisse pousser mes cheveux, c’est décidé… A 17 ans, je prends des cours de batterie avec un gars qui comprend tout de suite que ce que je veux c’est jouer. Il ne s’attarde pas trop sur le blabla, on joue à se faire claquer les tympans. Dix ans après la première expérience… Je joue mal, mais qu’est-ce que j’aime ça ! Arrive bientôt le moment tant attendu mais qui fait tellement peur : je rentre dans un groupe. Wicked Sandbox est un groupe très rock. Deux ans de répétitions métalliques entrecoupées d’après-midi folk, de guitare acoustique et de balais sur une casserole ou une poêle. Je fais des cœurs. C’est la première fois que je chante en-dehors de ma douche ! Souvenirs énormes enregistrés pour la postérité. Mort aux interphones, sonneries de téléphone et autres nuisances sonores (j’ai pas parlé des voisins, tiens). En 1997, après une petite pause, In Limbo voit le jour. C’est un trio power pop, au sein duquel je joue de la batterie et je finis par chanter, un peu par défaut. C’est une époque d’apprentissage : apprendre à composer, apprendre à jouer avec d’autres musiciens, apprendre à jouer pour un public. Beaucoup de répétitions, beaucoup de concerts dans des endroits parfois improbables. Finalement un album, Pondway Sessions (1999), qui a recueilli de bonnes chroniques à l’époque. En 2000, je suis convié à jouer sur Trystero’s Empire de Johan Asherton. Batterie et cœurs. Fun fun fun. In Limbo périclite et puis plus rien. Je perds mes cheveux. Pendant deux ans, je ne joue plus de batterie. Je garde une petite guitare à la maison et, par réflexe, je continue de garder ..é des idées qui me viennent mais je ne finis presque rien. Petit à petit je m’y remets. En 2002, Karl-Alex Steffen me demande de jouer de la batterie sur ses chansons. Le projet est très délimité dans le temps, ça me va… plus envie de rentrer dans un ‘vrai’ groupe. Je vais donc jouer sur Le Coup du Siècle. Et je me remets à terminer mes morceaux. Finalement, j’enregistre les deux volumes de mes Short Stories (2003-2004). J’aime beaucoup le format EP. Quatre ou cinq titres tout à fait inédits. Un format qui plait à tout le monde. On n’a pas le temps de s’ennuyer, côté auditeur. On peut y mettre plein de choses audacieuses, côté musicien. Et du coup, pour les fans, des objets de convoitise… je parle de mon point de vue de fan du moins. Au moment d’enregistrer les batteries du deuxième Ep de Karl-Alex Steffen, j’enregistre les batteries pour mon album en préparation. On est en 2004. Sessions chargées car Pumuckl me demande aussi une petite contribution pour Philosophage. Deux ans plus tard, Back from Wherever sort en autoproduction. Les dix titres qui le composent sont globalement très pop avec une bonne dose d’électricité. Pumuckl participe et apporte ses guitares les plus bruyantes. Accueil chaleureux. Quelques concerts.
En 2007, je commence à enregistrer Here and Now. Mon idée à ce moment est de faire un album très folk dans l’esprit, un album terrien, qui sent la paille, le bois et la boue. Encore une fois je fais presque tout tout seul. Pierre Schmitt joue du violon sur un titre. Nine Fakenahm joue du xylophone sur un autre. Et comme pour les Short Stories Vol. 1 & 2, je me sers de son travail pour illustrer ma pochette. L’album sort en 2009. Très bien accueilli par les webzines, gratifié du chronique très positive sur Xroads, il a bénéficié de beaucoup de soutien. A peine le temps de laisser la machine refroidir et me revoilà parti pour l’enregistrement du projet Warehouse. Un album enregistré en une semaine avec l’aide de Nine Fakenahm et Pumuckl, hommage aux 90s qui me sont chères. Encore bien accueilli, même si l’ambiance y était très différente de mes précédents enregistrements. Webzines multiples et variés et Noisemag m’ont apporté un soutien apprécié. Deux albums en 2009, pas mal…
En 2010, rien n’est sorti, une année blanche? Non pas vraiment, des projets ont muri. En 2011 un mini LP devrait sortir (7 titres) dans la même veine que Here and Now. To be continued…

 

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