Attica:
David Fakenahm est une vedette de par chez nous. Un rocker de la première heure, qui fit ses classes derrière les fûts d’un trio famélique qui écuma sans fatigue tous les endroits étancheurs de soif. Ce combo baptisé in Limbo a périclité après avoir édité son seul et unique album, The Pond Way sessions. On ne reviendra pas sur ce disque copieux et généreux, plus séminal que cérébral, dévoué au rock américain, celui de Neil Young et de Pearl Jam. La fin d’In Limbo fut aussi celle d’une amitié. Dès lors, David Fakenahm délaissa sa batterie le temps de fonder un petit bout de famille et de digérer cette expérience. Il retrouva son instrument il y a quelques mois, histoire de donner la main à une autre future gloire locale prête à en découdre. Parallèlement à la mise en place de quelques concerts et à la participation aux sessions d’enregistrement de Karl-Alex Steffen, David cogita son retour sous la forme de morceaux composés, guitare en bandoulière, dans la discrétion du cocon familial. Le résultat apparaît aujourd’hui sous la forme de ce petit cd autoproduit intitulé Short Stories Vol.1. Cinq titres composent ce nouvel essai. Tous ont un format pop classique. Tous revêtent des arrangements sobres et fins, loin des emphases électriques dont était capable In Limbo. Avec un art consommé de la mélodie. David Fakenahm ne peut envisager d’écouter une chanson sans que la mélodie ne s’impose à lui. Sans pouvoir la retenir et la siffloter. Bien sûr, comme toute première collection, il y a bien un ou deux fils qui dépassent. Comme cette effet sur la voix de Senses. Mais cet écart est vite comblé par l’irrésistible Cliché, cet instantané impeccable des influences du musicien. Voilà, il ne reste plus qu’à attendre la confirmation de cette agréable première impression, sans doute lors de l’écoute de Shorts Stories Vol. 2. Sortie envisagée au printemps de cette année.
anakin
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Benzine:
Premier volet de deux Eps enregistrés en solitaire, Short Stories Vol 1 est un auto-produit de bonne qualité. Entre chansons pop et folk sur lesquelles vient se poser la voix de David Fakenahm (en anglais), ce premier Ep rappelle par moment The Electric Fresco et son album parfait Au Revoir, sorti l’an passé. A suivre donc car on devrait en reparler.
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Magic Box:
Anciennement chanteur/batteur de Limbo et surtout batteur sur Trystero’ s empire de Johan Asherton, David Fakenahm a eu envie de finaliser ses ébauches de chansons. L’appel du songwriting est souvent le plus fort et on peut s’en réjouïr. La collaboration avec Johan Asherton a pu nous mettre sur la voie. David délaisse ses fûts pour empoigner une guitare acoustique bien plus réglementaire à ce genre d’exercice. A l’image du titre d’ouverture, Supernatural people, David se laisse aller à la simplicité. Pureté du son de guitare, luminosité west coast, ce premier morceau est brillant dans tous les sens du terme. David cite Todd Rundgren. On peut lui rajouter Mark Eitzel. Pour Senses, David a aussi une envie légitime de rendre plus couillu sa musique avec l’apport supplémentaire d’une guitare électrique (en partie saturée) et une rythmique plus présente (la chanson a pour sous-titre Green song : référence à R.E.M. ?). Pas mal mais on le préfère ailleurs. Comme sur Undergo qui fait jaillir derrière des sons parasites et des effets évanescents, une émotion en demi-teinte. On s’envole béat vers des brumes tenaces. Mark Kozelek n’aurait pas renié ce morceau et c’est là un compliment. Le volume 2 devait sortir bientôt…

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