Chroniques Warehouse

Culturopoing:

Warehouse, c’est (pas seulement, mais surtout) David Fakenahm, qu’on avait découvert, passablement ébloui il y a tout juste quelques mois avec un album publié sous son nom (enfin, on se comprend, et son pseudo ne fait pas mystère de sa nature), le très beau Here & Now. On avais donc quitté notre songwriter orléanais préféré dans des eaux musicales sinon franchement folk, au moins majoritairement acoustiques, quelque part entre Elliott Smith et les compositions les plus apaisées d’Arthur Lee (rien que ça, et c’est français, oui, madame !).

Son side project familial Warehouse, c’est autre chose. Pas du doom metal, certes non ; plutôt une musique plus atmosphérique, aux lignes mélodiques parfois un peu plus tortueuses, moins organique dans ses sonorités, plus électrique. Parfois un petit côté cold pas désagréable, qui peut nous évoquer quelques morceaux instrumentaux des débuts d’un groupe des 80’s comme Eyeless in Gaza (Smile, au climat que l’on qualifiera d’ »inquiet », en dépit du titre du morceau).
On a le droit de préférer David en solo (question d’appétence globale pour tel type de musique plutôt qu’un autre, essentiellement) mais Warehouse ne manque certes pas de qualité et la finesse du songwriting n’est ici nullement sacrifiée.
Et même tellement pas qu’une chanson comme Behind évoque irrésistiblement les derniers albums (moins ouvragés, plus dépouillés) d’Eric Matthews (sacrée belle référence encore, oui).  Magnifique mélodie aussi que celle d’Everyone Knows It’s Time to Tell a Lie que, pour le coup, on rêverait d’entendre dans une version bénéficiant d’une production plus étoffée, tant son potentiel pop est évident.

L’album oscille entre décharges d’énergie (le punchy Eversysingletime) et ambiances plus cotonneuses, plus rêveuses, à la lisière du shoegazing (Butterfly), sans heureusement jamais totalement franchir le pas. Quand on écrit des chansons comme celles de David Fakenahm, vraiment aucune raison de rester le nez collé à ses chaussures sans oser lever les yeux au ciel.
Et Warehouse se termine de la plus belle des façons, par un magnifique Medicine, longue plage (9’05) plus apaisée, qui nous rend fort curieux de la suite des aventures musicales de son auteur…

Cyril Cossardeaux

There’s Always Someone Cooler Than You:

Quelques mois déjà que David Fakenahm nous en parle sur son blog, le moment est venu pour son side-project Warehouse de voir le jour. S’il a voulut en faire un « contrepied complet » au magnifique Here and Now, on n’est pas pour autant en territoire inconnu. On retrouve sa voix inimitable, sa patte mélodique et son goût pour les arrangements fins et ouvragés.

Seulement cette fois-ci, David a voulu libérer le shoegazer qui sommeille en lui. En résultent guitares plus ou moins bruitistes, boîtes à rythmes, boucles électroniques et autres bidouillages savants dus notamment au programmateur en chef Pumuckl. Passé le prélude expérimental Reverse, la première partie de l’album offre les passages les plus pop/rock et accessibles. Le tendu Behind illustre d’emblée le foisonnement instrumental, la voix de Fakenahm doublée par celle de Nine évoluant sur un entrelacs de guitare sèche, riffs agressifs et rythmique electro. Everyone Knows It’s Time To Tell A Lie adopte un ton jangle-rock à la REM pour un des moments les plus catchy de l’album. Outre le très agité Every Single Time, on remarque aussi la présence de deux titres issus des EP Short Stories, Supernatural People et Ain’t Got No Time, ici avantageusement remaniés.

La fin du disque réserve des moments plus calmes mais pas moins inspirés, à commencer par le sublime Butterfly, rêverie sombre et mystérieuse à classer parmi les plus belles réussites de son auteur. Smile enfonce le clou dans le côté étrange voire carrément inquiétant avant que le lent et fascinant Medicine, tout en guitares et choeurs hantés, ne vienne superbement conclure l’album.

Thanu

I Left Without My Hat:

Délaissant un temps sa guitare folk et les ambiances d’un ‘Here and Now’ joli comme tout, David Fakenahm change de direction et reprend, en partie, celle de son premier album ‘Back From Wherever’, sous un nouveau nom, Warehouse.

Enfin en partie : si les guitares électriques sont de sortie, notre homme ajoute de la distorsion, des ambiances presque glaciales, de la noirceur un peu partout, des boites à rythmes et relance d’un coup de shoegaze.

Pour l’occasion, Pumuckl (autre artiste très apprécié dans ces pages) et Nine Fakenahm viennent lui donner un coup de main sur quelques morceaux (elle au chant, lui aux beats sur Everysingletime).

Il y a de tout sur ce ‘Warehouse’. Des balades (Supernatural People), des morceaux intriguant et presque organiques (Reverse, qui ouvre l’album), des chansons pop entêtantes (Everyone Knows It’s Time to Tell a Lie), du rock pur et dur mené de doigt de maitre par une basse métronome (Everysingletime) et une chanson vaporeuse comme on les aime (splendide Butterfly, tout en apnée).
David Fakenahm parachève même ce premier album de Warehouse par un Medicine de plus de neuf minutes, sombre et triste mais tenu tout du long et vraiment passionnant. Pas donné à tout le monde.

Un seul reproche peut-être : A Droplet In The Neck, belle composition dont la mélodie évoque A Wolf at The Door de Radiohead, quelque peu gâchée par un break mal maitrisé et une fin un peu trop rapide.

A part ca, c’est du tout bon. David Fakenahm change donc de registre une nouvelle fois, se fait plaisir (cette idée lui trottait déjà dans la tête à l’époque de ‘Here and Now’) et nous fait plaisir. Oui, ce genre de phrase, c’est un peu bateau, je l’admets. Mais c’est vraiment le cas. Parce que des chansons comme Butterfly, j’en veux tous les matins au petit déjeuner ! (sortie : 9 novembre 2009)

Twist

Toujours un Coup d’Avance

Warehouse est un side project de David Fakenahm. Artiste déjà  remarqué avec son album folk rock Here And Now, le projet Warehouse aborde des sphères musicales quelques peu différentes. Agrémentées de la douce voix de Nine Fakenahm et des arrangements de Pumuckl, ces nouvelles réalisation évoluent dans un rock plus aérien et proposent une belle atmosphère shoegaze. Entre énergie et douceur, Warehouse possède tous les ingrédients qui rendent l’écoute fort plaisante.

Sfar

Attica Webzine

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Warehouse est une escapade de mon ami David Fakenahm. J’introduis ce projet ainsi car nous sommes entre potes. Escapade donc, mais pas à milles lieux du travail habituel du songwriter orléanais. J’avais plutôt imaginé quelque chose de vraiment hors champ, lorsque ce trousseur de chansons domestiques m’annonça son envie de tracer un nouveau sillon.  Un ouvrage qui aurait rompu plus abruptement avec la ligne familière et boisée de cet artisan prolifique. Ce que laissent à penser Reverse, l’instrumental qui ouvre le disque, puis l’impeccable et très pop Behind qui suit.

David aime beaucoup ce qui shoegaze, c’est de cette veine qu’il voulait constituer son éponyme chemin de traverses. Il aime intensément la dream pop, celle qui faisait les beaux jours de la Création. On retrouve d’ailleurs la langueur chère à Slowdive dans Medicine, le titre formidable qui referme l’album (est-ce un hommage discret au groupe formé par Brad Laner ?).

A son cœur (défendant sans doute) Warehouse retrouve le chemin de l’écriture presque trop sage de ce garçon amoureux fou de musique. Cette sensation est aussi portée par la présence de titres (Supernatural People et A’int got no time) que l’on retrouve sur des enregistrement précédents, mais à la texture mâtinée de programmations grêles (dont Pumuckl semble être le pourvoyeur délicat).

Je chipote, mais c’est vrai que j’aurais aimé un album moins vert et plus abrasif, même si l’inspiration et l’art mélodique sont toujours au rendez-vous.

Anakin

Benzine

Délaissant un temps sa guitare folk et les ambiances d’un ‘Here and Now’ joli comme tout, David Fakenahm change de direction et reprend, en partie, celle de son premier album ‘Back From Wherever’, sous un nouveau nom, Warehouse.

Enfin en partie : si les guitares électriques sont de sortie, notre homme ajoute de la distorsion, des ambiances presque glaciales, de la noirceur un peu partout, des boites à rythmes et relance d’un coup de shoegaze.

Pour l’occasion, Pumuckl et Nine Fakenahm viennent lui donner un coup de main sur quelques morceaux (elle au chant, lui aux beats sur Everysingletime).

Il y a de tout sur ce ‘Warehouse’. Des balades (Supernatural People), des morceaux intriguant et presque organiques (Reverse, qui ouvre l’album), des chansons pop entêtantes (Everyone Knows It’s Time to Tell a Lie), du rock pur et dur mené de doigt de maitre par une basse métronome (Everysingletime) et une chanson vaporeuse comme on les aime (splendide Butterfly, tout en apnée).
 David Fakenahm parachève même ce premier album de Warehouse par un Medicine de plus de neuf minutes, sombre et triste mais tenu tout du long et vraiment passionnant. Pas donné à tout le monde.

Un seul reproche peut-être : A Droplet In The Neck, belle composition dont la mélodie évoque A Wolf at The Door de Radiohead, quelque peu gâchée par un break mal maitrisé et une fin un peu trop rapide.

A part ca, c’est du tout bon. David Fakenahm change donc de registre une nouvelle fois, se fait plaisir (cette idée lui trottait déjà dans la tête à l’époque de ‘Here and Now’) et nous fait plaisir. Oui, ce genre de phrase, c’est un peu bateau, je l’admets. Mais c’est vraiment le cas. Parce que des chansons comme Butterfly, j’en veux tous les matins au petit déjeuner !

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Olivier Combes

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